Michel a grandi à Rimouski situé dans le Bas-Saint-Laurent. À 19 ans, il quitte le foyer familial
pour entreprendre des études universitaires en philosophie à Québec. Une fois son baccalauréat obtenu,
il se dirige en philo pour les enfants. Cette façon de voir la philosophie l’emballe énormément puisque,
comme il le dit:«On fait enfin tomber l’image de la philosophie inaccessible qui ne sert qu’à gonfler
l’égo de ceux qui se croient initiés». C’est lors de cette période que la musique commence à occuper
une place importante dans sa vie.
Michel s’est toujours intéressé à la musique en général. Pour lui, il existe de bonnes et de mauvaises
pièces dans tous les styles musicaux. Cette diversité de goûts a été amplifiée par le fait que son
frère aîné est un mélomane qui ramenait à la maison toutes sortes de disques allant du pop rock
québécois au free jazz.
À 14 et 15 ans, il fait partie de l’harmonie de son école dans laquelle il joue du saxophone ténor.
Il adore ça, bien qu’il ait de la difficulté à concevoir la musique de manière académique.
Il doit se concentrer pour ne pas improviser une ligne mélodique autre que celle qui est écrite
sur la portée.
À 16 ans, il achète sa première basse. Pourquoi la basse? Cette présence essentielle qui soutient
une pièce musicale, comme la fondation d’une maison, le captive énormément. Michel ne pensait pas
faire carrière en musique. Mais dès son arrivée à Québec, il court les Jam-sessions et est fasciné
par ses rencontres avec des musiciens qui réussissent à gagner leur vie de leur art. Tout en faisant
ses études, il se met à jouer dans les bars de façon rémunérée. Depuis, il n’est plus jamais sorti
du monde de la musique jusqu'à ce qu’elle occupe toute sa vie professionnelle. L’instrument principal
de Michel est la basse, mais c’est à la guitare acoustique qu’il compose ses chansons.
Il s’en procure une à 18 ans et s’amuse à enchaîner des accords afin d’y faire ressortir
une mélodie qui parfois lui inspire des paroles. À l’époque, il n’a vraiment pas l’intention
de devenir chanteur. Plus tard, l’étau financier se resserre sur les musiciens gagnant,
entre autres, leur vie dans les bars. Michel se voit donc dans l’obligation de jouer pour des
formations de plus en plus petites afin de maximiser sa part de cachet. Ceci l’amène à chanter et
à jouer d’avantage de guitare. Ayant toujours eu beaucoup de choses à dire, ses textes devenaient
une façon de les exprimer, il finit donc par se rendre à l’évidence: il est un
auteur-compositeur-interprète. Il nous propose enfin son premier album intitulé Les convenances.